450 degrés, et tout le reste qui suit
Base 450, c'est le nom d'une température et d'une obsession. Quatre cent cinquante degrés, c'est ce qu'il faut pour qu'une pâte type napolitaine gonfle, se marque, et devienne autre chose qu'un support. Le reste, c'est du temps et des produits qu'on ne cache pas.

Ce qu'on croit
Les meilleurs moments sont ceux qui s'improvisent. Un message à 18 h, trois personnes de plus que prévu, et la question qui tombe toujours : on mange quoi ? Recevoir devrait être un plaisir léger, jamais une charge mentale.
C'est exactement l'espace qu'on occupe. Pas le fast-food, pas le restaurant où il faut réserver. Le juste milieu : un vrai produit, prêt quand vous passez, à partager sur une table qu'on n'a pas eu besoin de dresser.
Comment on travaille
La pâte d'abord
Maturation longue, bords alvéolés, taches léopard. Une pizza type napolitaine se juge à la bordure avant même la garniture.
Des noms qu'on assume
Fiordilatte, Pecorino Romano, Taleggio, stracciatella, Spianata Piccante. Si c'est écrit sur la carte, c'est ce qu'il y a dans la boîte.
Le Sud sans folklore
On est à Lunel, entre le marché du samedi et la Camargue. Ça se sent dans l'assiette, pas dans une nappe à carreaux.
Une carte courte
Douze pizzas, plus celle du mois. Assez pour que chacun trouve la sienne, assez peu pour qu'aucune ne soit là par hasard.

Une reprise, pas un remplacement
Le local avait déjà une pizzeria, et des habitués. On ne fait pas comme s'ils n'existaient pas. On garde la porte ouverte, on garde les prix accessibles, et on monte le niveau de ce qu'il y a dedans.
Vous étiez client avant : venez voir. Vous ne l'étiez pas : c'est le bon moment.